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Siate i benvenuti a Genova.
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 Touch like taste like fire ♪♫

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Hey mais c'est Ludmilla P. Del Silva !

MessageSujet: Touch like taste like fire ♪♫    Mer 10 Nov - 20:53



“touch like taste like fire ♪♫”

D’infimes gouttes de pluie martelaient la vitre, comme des soldats tambourinent le sol sous leur pas. Une armée invisible, douce et fraîche, à la fois envoutante berceuse et insupportable fond sonore, balayée par le vent, ses millions de soldats liquides se fracassant sur les carreaux dans l’espoir, sûrement, qu’ils cèdent. Ludmilla, adossée sur le rebord intérieur de sa fenêtre, sa tête posée contre la fraîcheur de la vitre et le visage perdu dans le vague, lointain, soupira d’un ton las. La pluie, c’était coussi coussa, un coup j’t’aime bien, un coup j’t’aime pas. Et, actuellement, elle aurait la belle demoiselle d’humeur maussade, que dis-je, songeuse. Qui n’avait jamais rêvé de sauter dans une flaque d’eau suite au passage de ce phénomène humide ? Milla n’échappait pas à la règle et, enfant, organisait parfois le parcours du combattant à celui qui sautera dans le plus de flaques sans glisser, tomber, finir entièrement trempé. C’était le challenge de l’enfance, affronter les interdis posés par les parents et, bien évidemment, se faire gronder en rentrant à la maison parce qu’il était tout bonnement impossible de ressortir indemne de ce parcours de combattant. Aujourd’hui, encore, dans sa jeune âme discrète de gamine, il arrivait à la jeune femme de sauter dans ces lacs miniatures. Les individus la regardaient comme une bête de foire dans ces moments-là, passaient devant elle avec des regards inquisiteurs et continuaient leur chemin en secouant la tête. Mais elle s’en fichait, la belle italienne, oh oui qu’elle s’en préoccupait peu. Même pas du tout. Au fond de chacun de nous réside encore l’âme d’un enfant. Bon, il est vrai que la sienne est assez, comment dire, voyante. De temps en temps. À ses songes d’enfance, à ses souvenirs lointains, Ludmilla leur adressa une esquisse de sourire tout en suivant le cheminement des perles qui glissaient devant ses yeux, mais derrière la vitre. Qui n’avait jamais rêvé d’embrasser son cher et tendre sous la pluie, prise par surprise et succombant aux lèvres passionnées, ou bien valsant dans une douce étreinte. Certes, il s’agit de scènes cultes de films, typiques, irréelles, mais tellement romantiques. Ludmilla, comme toute demoiselle normalement constituées, et surtout dans ses années passées, avait tant rêvé que cela lui arrive à elle aussi. Puis les contes de fées, les princes et les monstres sont passés, se sont effacés dans le temps, en laissant tout de même leur trace. Il est toujours beau de rêver. Milla porta son attention dans le ciel, scrutant au travers de ses nuages gris, dans l’espoir d’apercevoir les rayons du soleil s’approchant. Cet univers voilé par les nuages était le lieu de délices que l’on disait être le Paradis et d’où nous arrivaient cette pluie mais aussi la foudre, la grêle et les bombes. Stop. Elle allait trop loin, là, la douce Milla, voilà qu’elle paraissait pessimiste, ce qui n’était pas dans ses habitudes. Sûrement les effets de sa sale journée. Il y a des matins, comme ça, où on préfèrerait ne s’être jamais levé. Surtout lorsqu’il s’agit d’affronter son père au beau réveil, le cerveau encore embrumé dans ses rêves. L’italienne s’étira telle un chat, quitta le paysage morne du dehors pour le retour fatidique de son image dans un miroir. Au final, elle passa sans s’y arrêter vraiment et se glissa dans un des fauteuils de la bibliothèque familiale où elle se trouvait. Il était dur de vivre avec un unique parent, encore plus lorsqu’on est une fille et qu’il s’agit de son père. Il est vrai que parfois c’est l’alchimie, mais il est toujours plus difficile de communiquer avec son géniteur que sa mère. Pour Ludmilla, la tâche était encore plus compliquée, sournoise, triste. Déjà que les relations dans la famille Del Silva étaient tendues entre la demoiselle et le reste, qu’il n’a jamais été facile d’avoir une franche conversation avec son père, maintenant qu’il la détestait et la rejetait comme on rejette un rat mort, autant dire qu’être ensemble dans la même pièce était, disons, explosif.

Comme pour répondre à ses futiles constatations familiales, un cri retenti dans la maison silencieuse, le bruit d’un être dérangeant qui ne demandait qu’à emmerder son proche, si tel terme pouvait être utilisé. « Milla ! La bouffe ne va pas se faire toute seule ! » Quelle élégance le père Del Silva, quelle classe, quel manque de tact. Il n’empêchait que Ludmilla sourit, à la suite de ces belles et profondes paroles. Son père, pas fichu d’employer une domestique, « on n’en a pas besoin, on se débrouille très sans ! » qu’il disait le bonhomme, « je ne vais pas dépenser de l’argent pour ses sornettes » qu’il ajoutait l’italien plein aux as. Sans compter qu’il était incapable de faire à manger sans faire exploser la cuisine, c’était à sa fille que revenait la tâche de préparer quelque chose de potablement mangeable. Or, ce soir-là, elle n’avait nullement envie de satisfaire les désirs de son tendre père. Non, elle n’en avait pas envie. Un éclair d’optimisme digne d’elle la traversa et la voilà qui quittait déjà la salle où elle se trouvait, le livre qu’elle s’apprêtait à lire jeté sur le fauteuil qu’elle avait du quitter. Descendant les escaliers telle une fusée, elle s’adressa en même temps à son père, n’ayant en aucun besoin de hausser bien haut la voix bien qu’elle se trouvait deux étages au-dessus de lui, à vrai dire la vaste maison répercutait assez bien les bruits. « Il serait temps que tu assimiles que je suis ta fille, pas ton chien ni ta bonniche. » Hop, la seconde volée de marche du premier étage menant au rez-de-chaussée. « Encore moins maman. » Et paf, le mot qui arrache la gorge. Agressant, attaqueur, blessant. Ludmilla répondit au silence qui lui était adressé. « Tout comme il serait tant que tu tournes la page, après toutes ses années ! Trouves-toi une autre nana perdue dans la rue. Hein, histoire d’effacer ta-dou-leur. » Elle articula et appuya bien sur ces derniers mots, car son père, dans un profond égoïsme, se souciait bien de savoir comment se porter son enfant. « Histoire de m’effacer, moi. » Ce n’était qu’un murmure, inaudible, il ne l’avait probablement entendu. Mais Milla s’en fichait, elle était déjà dans la rue devant chez sa demeure, le bruit de la porte qui claque retentissant derrière elle.

Ce soir, au programme, du fun, du beau, de l’électrique, de la liberté. Jolie Milla avait envie de s’amuser, de décompresser, de profiter de sa soirée malgré le temps pourri qu’il régnait. Rabattant la capuche de sa veste en cuir sur ses cheveux, n’ayant pas pensé à embarquer le parapluie, ses pas la conduisirent dans un bar du quartier Albaro, de son quartier. Même les beaux quartiers possédaient leur lieu de décadence. Mais il n’y avait qu’un bar dans lequel elle aimait se rendre, parce qu’il avait l’esprit trendy, free, peace&love, le lieu que tout jeune respecte et adore. Un peu vieillot mais pas trop, il restait tout de même classe dans son ambiance chaleureuse. Ludmilla entra dans le bâtiment sans vraiment faire attention à toute personne potentielle qui aurait pu sortir ou entrer en même temps qu’elle. Rabaissant sa capuche, son magnifique sourire déjà aux lèvres, elle alla commander une boisson – un doux cocktail évidemment (a) – pour ensuite s’installer à sa place favorite, une table du fond. D’ici, elle pouvait tout voir, sans qu’on fasse véritablement attention à elle. Le bar venait d’ouvrir, il était donc peu rempli, l’ambiance n’était donc pas à son terme. Avalant d’une traite le contenu de son verre, ce n’est bien jamais la première boisson qui nuira, elle quitta sa place, en y laissant son verre vide qui redeviendra bientôt rempli et ses affaires, elle se dirigea vers la jukebox qui trainait non loin. C’était cela qu’elle aimait en ces lieux, cet esprit un peu ancien mais qui lui plaisait tant, et pas qu’à elle. Ludmilla enclencha une musique country, envoutante, entrainante, amusante. Le peu de personnes présentes ne purent s’empêcher de sourire, ce genre de musique faisait toujours son effet. La belle italienne s’élança sur la piste de dance aménagée à côté et virevoltait, seule, son regard pétillant et son rire heureux, beau, envoutant. D’un point de vue extérieur, Milla avait sûrement l’air d’une gamine et pourtant. Pourtant, elle était en ne peut plus sérieuse, mais bien déterminée à s’amuser ce soir. Elle ne fut guère étonnée donc lorsqu’une personne la rejoignit à ses côtés. Quelqu’un d’aussi joueur qu’elle, que cette drôle de musique n’arrêtait pas. Son sourire s’élargit, la soirée ne faisait que commencer.
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MessageSujet: Re: Touch like taste like fire ♪♫    Ven 12 Nov - 17:04


ANNA & MILLA

Anna regarda dehors, perchée sur le rebord de la fenêtre, où elle avait tout juste la place de s'y asseoir un minimum confortablement. Elle aimait ce petit coin tranquille de son appartement, elle se plaisait à regarder les gens passer, ces gens qui avaient l'air très petits vus depuis le dernier étage de l'immeuble, cela la relaxait d'une manière incroyable et la calmait dans des moments de pessimisme. Mais dehors, il pleuvait. Et la pluie, ça cassait tout le moment de calme de la jeune fille : les gens qui passaient étaient très peu, et en plus de cela, rien que le concept de 'pluie', ça la mettait en rogne. Les pires journées étaient, à ses yeux, les jours de pluie. Elle préférait de loin le soleil, qui reflétait son caractère joyeux... Les grosses gouttes qui s'écrasaient sur la vitre et le vent qui faisait agiter les branches des arbres la déprimaient. Les passants n'étaient pas nombreux, Anna se surprit à les compter : trois personnes en plusieurs minutes. Un record pour la journée la plus nulle du monde. Un frisson de froid la parcourut, et elle remonta jusqu'au cou la couverture qu'elle avait tenu jusqu'à là sur ses genoux, se félicitant intérieurement d'être restée chez elle et de ne pas être allée au boulot ce matin là. Elle ne put s'empêcher de sourire, se demandant de toute façon qui aurait eu l'idée saugrenue de venir chez le coiffeur un jour de pluie comme celui-ci. Cette pensée la fit rajouter le manque de clients dans sa liste intérieure des nullités de la pluie. Cette liste qu'elle 'tenait' depuis qu'elle était toute petite. A chaque jour de pluie, elle séparait une feuille en deux colonnes et écrivait les avantages et les désavantages de ces journées. La colonne négative était toujours la plus remplie. Bien sûr, comme tous les enfants, la petite Anna aimait sauter dans les flaques d'eau et faire le concours de celui qui se salit le plus, au grand désespoir de sa mère mais au plus grand amusement de son père... Penser à son petit papa d'amour fit retrouver un peu de sa bonne humeur à l'Anna d'aujourd'hui. Son père, l'homme de sa vie, celui qui l'avait aimée comme deux parents. A la place de sa femme, pensa amèrement Anna, de nouveau de mauvaise humeur. Penser à ses parents provoquait en elle des changements d'humeur incroyables, passant du bonheur à la haine la plus intense. Aussi elle préférait ne pas y penser tout court. Elle se rendit compte d'avoir pensé à beaucoup de choses à la suite, et de s'être complètement paumée dans ses réflexions.

La jeune fille se leva, et s'étira le plus possible, levant les bras par-dessus sa tête. Ses yeux picotaient à cause de la fatigue et la paresse qui l'avait envahie. Aussi, elle se frotta les paumes pour les chauffer un peu et les posa quelques secondes sur ses paupières. Puis elle rouvrit les yeux, les picotement disparus. Elle beugua un instant, debout et fixant le vide. Puis le bruit d'une moto à l'extérieur la fit sursauter, et elle se ressaisit, réfléchissant un instant à ce qu'elle pouvait bien faire à présent. Elle prit son ordinateur, l'alluma et regarda les nouveautés sur Facebook, et ouvrit son lecteur de musique sans y faire vraiment attention. Ce n'est que lorsque la musique commença qu'elle retrouva sa bonne humeur habituelle : en moins de deux, elle chantait déjà à tue tête avec la musique à fond, dansant comme une folle dans tout l'appartement. Elle se lâcha complètement, cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas fait quelque chose comme ça. Et puis, soudain, elle eut envie de sortir. Comme ça pour rien. S'amuser, faire la fête, écouter de la bonne musique à s'en souler. Elle s'habilla en toute hâte, toujours en chantant. Mais elle n'avait pas la force de briser la musique, du coup elle attrapa son iPod et mit ses écouteurs dans ses oreilles. En passant, mademoiselle ne put s'empêcher de les admirer, ces petits bijoux de technologie, qu'elle avait payé une petite fortune d'ailleurs, et savoura la qualité du son à tout volume dans ses oreilles. Elle éteignit la musique de son ordi, prit sa grosse doudoune violette et sortit. En arrivant en bas de l'immeuble, elle se rappela qu'il pleuvait, mais elle n'avait pas envie de remonter tous les escaliers qu'elle avait descendu à toute vitesse et prendre un parapluie. Elle se contenta donc de courir jusqu'à sa voiture, et s'assit complètement trempée sur le siège de sa Fiat 500 d'amour. Elle détacha un écouteur d'une oreille, elle conduisait, tout de même. Elle se dirigea un peu au hasard sur les routes de Gênes, et son volant la porta vers le quartier de son enfance, Albaro. Elle gara sa voiture dans un parking souterrain, puis, avant de s'aventurer dans les rues sous la pluie, elle rabattit son capuchon sur sa tête, repéra un bar qui lui semblait vaguement familier de l'autre côté de la route qu'elle voulait traverser et courut. Lorsqu'elle entra et entendit la petite clochette au dessus de sa porte sonner, elle se rendit compte qu'elle se trouvait dans le bar qu'elle avait le plus fréquenté lors de son adolescence. Le charmant endroit avait un peu vieilli, et le propriétaire avait changé légèrement la disposition des tables, mais tout était comme dans les souvenirs d'Anna. Cette dernière enleva sa veste et éteignit son iPod, posa le tout sur son sac et commanda son cocktail préféré.

Et puis, soudain, une jeune fille alluma le jukebox et se mit à danser sur la piste. Anna ne voyait pas son visage, mais était sûre de la connaître. Ce n'est que quand la jeune fille fit un tour sur elle même qu'Anna la reconnut. C'était la jolie Ludmilla, son amie d'enfance, sa voisine quand les deux vivaient à Albaro. Cela faisait longtemps qu'elles ne s'étaient pas vues... C'est un peu pour cette raison qu'Anna rejoignit son amie sur la piste. En allant vers elle, l'air heureux de Milla la fit sourire et la mit de bonne humeur, elle aimait voir ses yeux aussi pétillants. C'est ainsi que les deux demoiselles dansèrent ensemble, jusqu'à la fin de la chanson. Puis une autre musique commença, et, aucune d'elle ne voulant aller s'asseoir, elles repartirent dans des folles virevoltes. Et encore une autre chanson. Et une autre. Et enfin, mortes de fatigue mais d'excellente humeur, elles se dirigèrent vers une table libre bras dessus bras dessous. Anna prit ses affaires et son cocktail, puis se laissa tomber sur une chaise et sirota sa superbe boisson. Les deux n'avaient pas échangé un mot, mais savouraient cet instant précis et la bonne musique envoyée à un volume décent depuis le jukebox encore allumé.

_________________






      A N N A GLORIA B A R A T T I N I !


Dernière édition par Anna G. Barattini le Mer 26 Jan - 14:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Touch like taste like fire ♪♫    Dim 5 Déc - 1:36



▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄


    Un ami, c’est aussi précieux qu’une vie. Jamais on ne le répètera assez. Aussi, lorsque la porte du bar s’ouvrit à nouveau, laissant entrer l’air frai et humide de l’extérieur qui s’immisça dans la chaleur de l’habitacle jusqu’à en faire frémir Ludmilla, la danseuse se retourna légèrement sans cesser de virevolter. La personne qui venait d’entrer, la demoiselle ne l’a reconnue pas toute de suite. À vrai dire, il était plutôt difficile de danser, tout en portant son attention sur ce nouvel individu emmitouflé dans sa veste et qui venait de combattre, lui aussi, la pluie avant de se réfugier ici. Néanmoins, ce corps féminin, la couleur des cheveux qu’elle pouvait apercevoir, tout lui rappelait un être cher, à qui elle tenait beaucoup.
    Anna, la bella Anna. Son Anna. C’était bien son amie d’enfance qui venait de surgir à ses côtés, à l’accompagner dans ses valses euphoriques. Oui, c’était bien elle, à venir s’amuser sans se prendre à la tête, à se laisser entraîner par la musique à peine rentrée dans l’établissement. Un ami, c'est un être qui ne doute jamais de vous, qui ne vous demande rien et qui est prêt à tout vous donner. C'est un cœur large qui oublie et pardonne. Un ami, c'est la perle au fond des mers. Une perle rare, tellement magnifique, telle un baume au cœur. Sans cette personne de confiance, sur qui il est essentiel et toujours possible de compter, Ludmilla n’aurait jamais pu avancer. Or, des êtres aussi chers à ses yeux, elle n’en connu que bien plus tard. En effet, lorsqu’elle n’était qu’enfant, emmurée dans son mutisme idylle, renfermée sur ses songes utopiques pour échapper à la pression familiale, au monde de l’extérieure, elle était seule. Terriblement seule. Admirée par son nom, mais tellement critiquée par son attitude. Et oui, la jolie Milla, celle que beaucoup connaissent grâce à sa popularité croissante à partir de l’adolescence, n’était qu’une petite chose fragile et insignifiante durant son enfance. Mais c’était son univers, son mode de vie, et c’est ainsi qu’elle apprit à vivre, à grandir. Du moins, jusqu’à l’époque de ses treize ans, lorsqu’elle vécut la perte de ses proches et emménagea à Gênes avec son père. L’année qui suivit, elle fit plus ample rencontre avec sa voisine, Anna, et ce fut le début d’une longue et belle amitié.

    Anna et Milla, un roman interminable, des tonnes de chapitres pour des milliers de tomes. Des aventures aussi folles les unes que les autres, deux jeunes filles impossible à séparer. Quiconque oserait se mettre en travers de leur chemin le regretterait assez amèrement. On ne sépare pas deux âmes proches. Anna, une voisine et plus si affinité. Comme il se dit si bien, qui se ressemble s’assemble. Elle et Ludmilla, on dirait les deux pièces uniques d’un puzzle, elles se complètent, s’accordent si bien. Bref, même sans en faire des tonnes, vous l’aurez comprit, Anna, c’est l’un des plus précieux trésors de Milla. Ainsi, lorsque les deux belles jeunes femmes dansèrent ensemble, leur sourire éclatant accompagnant chacun de leur pas, le bonheur de Ludmilla ne put que s’amplifier. Alors, ensemble, comme dans leurs plus tendres années, comme si les années ne s’étaient pas écoulées et qu’elles habitaient encore des maisons voisines, elles virevoltèrent au grès des notes qui se suivaient, au rythme des musiques qui s’enchaînaient dans la jukebox. Puis vient le moment où leurs corps meurtris par les futures et fameuses courbatures du lendemain et épuisés de s’être autant dépensés demandèrent repos. Milla se laissa entraîner par son amie, à son bras, vers une table libre. Elle s’y installa en sa compagnie, elle aussi ayant récupéré ses affaires et commanda un nouveau cocktail qui arriva presque instantanément. Ce ne fut que maintenant que la douce Milla entama la conversation, brisant le silence magique qui s’était entretenu jusque là.

    « Alooooors ! Tu me racontes quoi en ce temps pluvieux ? » Très classe de commencer ainsi, certes. Mais les deux amies ne s’étaient pas vues depuis un bon moment déjà, et l’heure des ragots croustillants devaient bien arriver d’un moment à l’autre. Néanmoins, avant qu’Anna n’ait pu ouvrir la bouche pour laisser entendre un quelconque mot, la demoiselle enchaîna illico, trop heureuse d’avoir l’une de ses plus vieilles amies en face d’elle. « Mon Dieu, Anna, tu m’as terriblement manqué ! Ca ne devrait pas être permis de laisser autant de jours passer sans se voir, il va falloir qu’on y remédie. » Elle lui fit un clin d’œil entendu, accompagné d’un magnifique sourire. Toutefois, elle ne continua pas dans sa lancée, laissant le temps à son amie de lui répondre et prenant le temps de siroter paisiblement sa boisson. Oui, rien que de voir Anna, cela la rendait paisible. Peut-être était-ce à cause de son énième altercation avec son père plus tôt qui l’avait rendu nerveuse et tendue, alors la simple présence de son amie suffisait à la ravir à merveille. D’ailleurs, en pensant ainsi à son père, Ludmilla devait afficher un air terrible et renfrogné, comme à son habitude. Elle haussa les épaules, et rassura immédiatement son amie qui devait avoir vite saisi le fond de ses pensées. « Je me demande ce qui me retient encore chez moi. » Anna connaissait tout d’elle, aussi savait-elle que l’entente entre elle et son père était nulle. Cela ne devait sûrement pas l’étonner qu’ils se soient encore disputés, c’est d’une telle banalité. Remarque, il serait plus juste que ce soit Mr Del Silva qui quitta la maison en premier si nécessité se présente, après tout c’est Ludmilla qui a entretenu et entretient toujours la maison, elle qui y passe le plus de temps, son père n’étant pratiquement jamais là. Oui, c’est aussi pour cela qu’elle n’est jamais partie, parce qu’elle supportait encore la rare présence de son père, aussi avait-elle décidé qu’elle ne quitterait pas la demeure familiale de si tôt. Puis, quitte à nuire à son père pour son plus grand plaisir, autant le faire jusqu’à la fin. « Et pour toi, ma bella, tout se passe bien en ce moment ? » Et voilà ce joli sourire repeindre à nouveau les traits du doux visage de Milla.


Je suis vraiment désolée de mon temps de réponse, je me suis rétrouvée dans le piège de fin de trismestre et donc de l'acharnement des profs :/ De même que pour cette piètre réponse, elle est pas tiptop mais j'espère qu'elle te conviendra
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MessageSujet: Re: Touch like taste like fire ♪♫    

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